2ème dimanche Temps Ordinaire - 18 janvier 2026

Père Loic Gicquel des Touches

DIMANCHE 18 JANVIER 2026

2ème dimanche du Temps Ordinaire

 

1. En occident, nous n’avons pas assez accordé d’importance à Jean le Baptiste comme en Orient où il est représenté sur de multiples icônes.

- Jean le Baptiste nous montre Jésus, il nous conduit à Jésus

- il a été celui qui s’est effacé devant Jésus

- Il a donné le témoignage du martyre.

 

2. Jean le Baptiste sait que ce ne sont pas le sacrifice d’animaux qui donnera le pardon des péchés : le salut, le pardon ne s’achète pas. Mais c’est le désir sincère de changer de vie, de conversion ; d’où le baptême donné par Jean qui exprimait ce désir sincère de changer de vie, de se laver de la vie d’avant… et de redevenir propre. C’est à ces hommes prêts à changer de vie que Jésus s’est adressé, après leur baptême. C’est à une vie nouvelle qu’ils aspirent.

 

3. Le moment où Jean le Baptiste arrive et baptise dans le Jourdain, dans le désert, beaucoup attendent un messie, un libérateur ; le temps s’est suspendu… Beaucoup attendent dans une espèce de fièvre intérieure, de bouillonnement intense, auquel JEAN LE BAPTISTE n’échappe pas.

 

4. Mais le regard du Baptiste va plus loin que les autres ; dans cet évangile, il donne l’impression du regard profond qui scrute, en allant très loin : voyant Jésus venir vers lui… Son regard va plus loin qu’une simple observation, il écoute… et il comprend, et il croit.

 

5. Force du regard de Jean le Baptiste; avons-nous la même intensité pour regarder Jésus, pour regarder les événements et y déceler la présence du Seigneur ? Pour aller plus loin que le poids de nos péchés ?

 

 

6. Et pour décrire Jésus, l’agneau et la colombe, deux figures d’animaux sont employées par Jean le Baptiste, deux animaux d’abord synonymes de douceur et de paix ; en effet il est d’abord cela Jésus, celui qui d’un monde torturé veut susciter un monde où règne la justice et la paix. Où on ne répond pas par la violence à la violence. Où on est capable de prendre des coups pourvu que cela mène à une paix durable.

L’agneau et la colombe.

 

5. Mais ce sont aussi des forts symboles bibliques :

- l’agneau qui rappelle la libération de l’Egypte ; lorsque le peuple hébreu sort de l’Egypte, en souvenir ils ont sacrifié un agneau par famille dont le sang était mis sur les portes.

- la colombe évoque le temps nouveau post-déluge

 

6. Agneau, colombe pour amadouer, pour apprivoiser l’homme méfiant, l’homme rendu dur, violent par les déceptions qui parsèment sa vie.

 

7. Cette colombe descend sur l’humanité de Jésus et y demeure ; elle signifie l’Esprit Saint qui descend sur nous par le baptême et la confirmation. C’est l’Esprit qui à tout instant veut bannir de nous la

 

convoitise, la jalousie, l’idolâtrie… Cet Esprit est donné une fois pour toutes, il « demeure » sur nous.

 

 

8. Nous chanterons différemment l’Agneau de Dieu tout à l’heure ; il enlève du péché du monde = il nous libère de ce poids qui nous entrave si fort et qui nous empêche d’être sauvés