JEUDI DE L’ASCENSION 14 MAI 2026

La Ferté Fresnel avec le baptême de Samuel

 

1. Le temps pascal, c’est un peu magique… Jésus est là, bien présent, on rappelle sans cesse sa résurrection, il n’y a rien qui ne vienne entacher ou effacer cette bonne nouvelle…

 

2. Et cependant, depuis quelques jours, surtout aux lectures de chaque jour, Jésus rappelle qu’il ne sera pas toujours avec nous… mais il garde toujours avec des paroles rassurantes : je ne vous laisserai pas seuls… Je ne vous laisserai pas orphelins…

 

3. Il y a donc de quoi être un peu inquiet, comme lorsque nous quittons quelqu’un qui a eu beaucoup d’importance dans notre vie, une « colonne », un « pilier », une référence, un repère. Que va-t-on faire sans lui ? De la nostalgie

 

4. Et cependant, à la manière de Dieu, à la manière divine qui est toujours de donner de façon surabondante, avec une générosité incroyable, Jésus nous annonce qu’il va nous laisser son Esprit, son Esprit Saint.

 

5. Autrefois, il n’était présent qu’à plusieurs dizaines de personnes à la fois, l’un ou l’autre cas extrême, environ 5.000 hommes à la multiplication des pains. Mais il fallait qu’il parte en donnant à tous les hommes de bonne volonté son Esprit, pour être ainsi présent absolument à tous, sans exception, et cela fait des milliards d’êtres humains depuis la Pentecôte.

 

6. Il n’est pas là, je ne le vois pas, je ne l’entends pas comme quelqu’un d’extérieur à moi, mais c’est encore mieux : présent en moi, à l’intérieur de moi, je peux l’entendre, je peux écouter ce que dit son Esprit à « mon » esprit.

 

7. Nous saisissons mieux par là peut-être l’importance du baptême, puisque par l’eau versée sur sa tête, par l’onction d’huile, l’Esprit Saint va venir habiter au plus profond de lui le petit Samuel que je vais baptiser dans un instant. Il va devenir comme on dit « le Temple de l’Esprit-Saint », cet Esprit dont nous savons qu’il est Force dans la tempête, Lumière dans l’obscurité, Intelligence dans le péril à traverser. Bien sûr, Samuel sera initié à tout cela en grandissant dans l’amour de Jésus qui donne son Esprit, par l’éducation chrétienne que ses parents auront bien le soin de lui donner.

 

8. Donc aujourd’hui, Jésus repart au ciel, nous disant par là très fort que notre patrie n’est pas sur terre, mais au Ciel, où nous attendent les anges, les saints, les défunts qui nous ont précédés. Nous bien sûr, nous sommes encore sur terre, avec les devoirs qui nous incombent de solidarité, de communion et de service les uns des autres ; mais aussi avec le regard qui pointe aussi vers le ciel, car là est notre fin, notre aboutissement… car c’est vers le ciel que nous tendons, et non pas vers la terre périssable. Amen !

 

P. Loïc