SAMEDI 16 MAI 2026, SAINT HILAIRE SUR RISLE
7ème dimanche de Pâques
1. La prière de Jésus dans l’Evangile (Jean 17) est tellement impressionnante… ! Il ne s’adresse plus aux disciples, il s’adresse à son Père. L’heure est venue…
2. L’heure est venue de donner douloureusement ma vie, et, en donnant ma vie de leur livrer mon Esprit.
L’heure est venue de confier à mes disciples, à ma mère qui va rester, le monde. Et je prie spécialement pour eux.
3. Chaque année, le don de son Esprit se renouvelle. Nous savons comment cela a été anticipé (1ère lecture) : ils vont dans la chambre haute, ils sont tous réunis autour de Marie, assidus à la prière.
4. Et nous ? Nous avons tellement à demander pour nous et notre monde. Nous aussi, ne soyons pas effrayés par l’ampleur de la tâche car le monde semble marcher sur la tête, il nous faut bien le reconnaître.
5. Nous sommes comme le sel de la terre, mélangé aux hommes comme doit le faire le sel pour les aliments, mais pour donner du goût et de la saveur. Nous ne sommes pas le monde lui-même.
6. Nous sommes comme le levain de la pâte pour la faire lever.
A notre petite échelle, soyons ce sel, soyons ce levain.
7. Passons en revue les dons de l’Esprit Saint (sagesse, intelligence, force, science, conseil, piété et la crainte du Seigneur). Nous remarquons que beaucoup de ces dons tournent autour du discernement, c’est-à-dire la capacité qu’aura notre esprit, aidé par l’Esprit Saint, de juger clairement et avec bon sens des choses ; il s’agit de la sagesse, l’intelligence, la science et du conseil. C’est tellement important ! Et comme on voit souvent que beaucoup de personnes manquent absolument de ce discernement élémentaire mettant ainsi en danger leur vie et celle de ceux qui les entourent !
8. L’Esprit-Saint donne encore la force dans les épreuves, mais la force aidée justement par le discernement qui consiste à ne pas surévaluer l’épreuve qui est la nôtre, et aussi la capacité d’avoir aussi sur nous-mêmes le recul qu’il faut pour ne pas tomber dans l’orgueil ou au contraire une vaine dépréciation de nous-mêmes.
9. Il donne enfin la piété, c’est-à-dire l’esprit de prière, celle qui animait Marie et les apôtres quand ils sont allés dans la chambre haute ; et cette piété conduit tout naturellement à la crainte du Seigneur, qui n’est pas bien sûr la peur de Dieu, mais le respect dans l’amour qu’on lui doit, car il est « infiniment bon, infiniment aimable », comme on le dit.
8. L’Esprit-Saint nous aide ainsi à garder foi, espérance et charité au milieu des vicissitudes du monde. Il nous donne, dans l’amour, à être le sel de la terre. Il nous permet, avec un regard affûté, à ne pas voir que ce qui se brise, se casse dans le monde, mais au contraire tout ce qui germe et pousse !
9. Frères et sœurs, soyons dans le monde des personnes humbles ; nous connaissons nos faiblesses, nos lenteurs, nos défaillances. Mais soyons forts au contraire, revêtus de l’Esprit Saint comme au jour de notre baptême et confirmation. Et alors nous pourrons être dans le monde des témoins de la miséricorde de Dieu, et de la joie de croire qu’il veut laisser à tous les hommes, grâce à son Esprit. Amen !
P. Loïc